Etude Luxembourg in Transition notamment les zooms sur le Ban de Gasperich et la Z.A. Cloche d’Or

Luxembourg, le 12 janvier 2026

Madame la Bourgmestre,

Le Ministère de l’Aménagement du territoire a publié en décembre 2021 le rapport final de la phase 3 de l’étude Luxembourg in Transition, élaborée par AREP.[1] Cette étude stratégique analyse les leviers d’aménagement du territoire nécessaires pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 et identifie, à travers plusieurs « zooms », des sites à fort potentiel de transformation, notamment sur le territoire de la Ville de Luxembourg.

Dans ce contexte, je souhaite, conformément à la loi communale et au règlement d’ordre intérieur du Conseil communal, soumettre les questions suivantes au Collège échevinal :

  • Le Collège échevinal connaît-il cette étude Luxembourg in Transition et, plus particulièrement, les propositions formulées pour le territoire de la Ville de Luxembourg ?
  • Quelle est son appréciation générale de cette démarche et reconnaît-il l’importance de la transition écologique et territoriale telle que décrite dans cette étude pour l’avenir de la Ville ?

Le nouveau quartier du Ban de Gasperich a déjà bénéficié d’investissements importants en matière d’espaces verts, d’infrastructures de mobilité douce, de transports publics (tram) et d’équipements publics. Néanmoins, le quartier reste aujourd’hui fortement marqué par la place accordée à l’automobile, et son potentiel en matière de qualité de vie, d’espaces de rencontre et services de proximité pourrait être davantage exploité.

A cet égard, l’étude propose, une réallocation de l’espace public en faveur des piéton.nes, de lieux de rencontre, d’infrastructures cyclables plus qualitatives, d’aires de jeux, d’équipements sportifs, de végétalisation accrue ainsi que d’une intégration plus poussée de la production d’énergie (voir p. 108 et suiv.).

  • Quelle est la position du Collège échevinal par rapport à ces propositions ?
  • Existe-t-il des réflexions ou des projets visant à faire évoluer le quartier du Ban de Gasperich dans ce sens afin d’en améliorer la qualité de vie et la résilience climatique ?

L’étude identifie la plus ancienne zone d’activités de la Cloche d’Or comme une zone très monofonctionnelle, fortement artificialisée et consommatrice d’espace, mais présentant un potentiel important de transformation. Elle évoque notamment une utilisation plus efficiente du sol, par exemple à travers des parkings mutualisés, un quartier plus dense et plus mixte, moins émetteur de CO₂ et plus résilient, plus vert, aux usages plus diversifiés et reposant sur une mobilité repensée (voir p. 117 et suiv.).

  • Comment le Collège échevinal évalue-t-il ce potentiel de transformation de la zone d’activités de la Cloche d’Or ?
  • Le CE envisage-t-il une évolution de cette zone vers un quartier plus mixte et durable ?
  • Ne serait-il pas pertinent de prolonger ou d’approfondir cette étude à l’échelle communale afin de planifier concrètement cette transformation, la zone pouvant constituer, à mes yeux, un projet pilote exemplaire pour la transition urbaine à Luxembourg-Ville ?

Je vous remercie par avance pour vos réponses.

Veuillez agréer, Madame la Bourgmestre, l’expression de ma considération distinguée.

François BENOY
Conseiller communal déi gréng Stad

[1] https://luxembourgintransition.lu/wp-content/uploads/2023/06/arep_luxembourg-en-transition_phase_3_compressed.pdf