Luxembourg, le 8 août 2026
Madame la Bourgmestre,
En tant que ville engagée en faveur du développement durable, la Ville de Luxembourg devrait également veiller à la qualité et à l’origine des produits proposés lors des manifestations qu’elle organise ou coorganise, ainsi que lors des événements se déroulant dans ses locaux ou sur les places et espaces publics dont elle est propriétaire ou gestionnaire.
Un courrier des lecteurs intitulé « Lokal, Regional … blablabla », publié à la mi-juillet dans le Tageblatt, relevait que, dans le cadre des festivités de la Fête nationale organisées par la Ville de Luxembourg, du vin et du vin mousseux français étaient proposés à la vente, alors qu’aucune alternative luxembourgeoise n’était disponible. En réaction à cette critique, le premier échevin a déclaré sur les réseaux sociaux : « Jo sorry an merci fir dei Kritik dei richteg ass. Mir probeieren daat besser ze machen fir d’Zukunft. »
Par ailleurs, à la fin du mois d’avril, une question parlementaire a été adressée au Gouvernement concernant le manque de bière sans alcool et de produits locaux au Stade de Luxembourg. La ministre compétente a, à juste titre, renvoyé cette question à l’exploitant, à savoir la Ville de Luxembourg.
Dans ce contexte, je souhaite, conformément à la loi communale et au règlement d’ordre intérieur du Conseil communal, poser les questions suivantes au Collège échevinal :
- Quels sont aujourd’hui les critères appliqués par la Ville de Luxembourg pour les manifestations qu’elle organise ou coorganise en ce qui concerne l’offre de produits sains (y compris des alternatives sans alcool telles que la bière sans alcool, le vin sans alcool, les jus, etc.), régionaux, biologiques et issus du commerce équitable ? Le Collège échevinal envisage-t-il de renforcer ces critères à l’avenir ? Si oui, de quelle manière et selon quel calendrier ?
- Quels critères la Ville applique-t-elle pour les manifestations organisées dans ses locaux ou sur son domaine public par des organisateurs tiers ? Le Collège échevinal envisage-t-il d’adapter les critères applicables à ces manifestations afin de favoriser davantage les produits sains, régionaux, biologiques et équitables ? Si oui, selon quel calendrier ?
- Le Collège échevinal envisage-t-il de mettre en place un programme de soutien financier destiné aux associations qui s’engagent, en contrepartie, à proposer une offre plus saine et plus durable lors de leurs manifestations ?
- Sachant que le programme gouvernemental « Green Events » prendra fin en 2028 et a été considérablement réduit qu’une organisation ne peut désormais en bénéficier qu’une seule fois, le Collège échevinal ne pourrait-il pas mettre en place une charte communale accompagnée d’un programme de subventions afin d’encourager cette démarche ? Dans l’affirmative, selon quel calendrier ?
Je vous remercie d’avance pour vos réponses.
Veuillez agréer, Madame la Bourgmestre, l’expression de ma considération distinguée.
François BENOY
Conseiller communal déi gréng Stad